Historique

Les origines de M. Laferté

M. Jacques Laferté vient d’une famille qui a été dans le commerce des cours à bois de 1930 à 1951 à Drummondville et St-Hyacinthe. En octobre 1950, son père décède noyé lors d’une excursion de chasse avec 2 camarades.  Il avait 46 ans. Au printemps suivant, il quitta les études pour travailler pour son grand-père. L’été de 14 ans à 18 ans, il a occupé les postes de commis de bureau et de livreur. Son rêve était de poursuivre l’œuvre de son père et son grand-père.  Malheureusement, ce dernier avait 75 ans et lui 18 ans. Quelques mois plus tard, son grand-père vend les 2 commerces à Val Royal, le plus important vendeur de matériaux au Québec qui deviendront par la suite RÉNO DÉPÔT. Il a travaillé pour eux 9 ans comme si le commerce lui appartenait.  Ils n’ont jamais consenti à lui vendre des actions, heureusement. Il décide donc de quitter en 1960.  Il n’avait pas l’argent nécessaire pour acheter un terrain dans Drummondville. Après avoir étudié comment la ville se développerait, il opte pour le 4ième rang, qui parfois l’hiver était fermé par la poudrerie.
 

Le premier magasin

En 1960, il construit un magasin 20’ x 28’ et un entrepôt de 12’ x 100’. Il est alors épaulé par Jacques Letendre et Claude Léger.  Ils ont un employé et un camion. Tout le monde pensait que c’étais voué à l’échec.  Leur début fut difficile; aucun fabriquant de matériaux n’osait leur vendre.  Val Royal avait avisé que celui qui leur vendrait serait rayé de leur liste de fournisseur.

Après plusieurs mois de négociation et de rencontre, il trouva un fournisseur pour chaque ligne de matériaux. Laferté Ltée avait enfin tous les outils pour vendre.  Un autre obstacle, d’octobre à mars; un seul permis pour la construction d’une maison a été émis.  Il a réussi à vendre 50% des matériaux.
 

L’évolution de Laferté à travers les années

1961 :  La construction reprend.  Il dépasse facilement les objectifs qu’il s’était fixé.  À l’époque, tout était manuel, on déchargeait et chargeait le gypse, le plywood, le bois au morceau.

1962 à 1967 : Construction d’un nouvel entrepôt à chaque année. Il développe un marché à Beloeil avec 4 contracteurs et un à Boucherville pour la vente d’environ 80 maisons par année.  En 1969, ils décident tous de prendre leur retraite. Entre-temps, la façon d’opérer change.  Il achète un tracteur lift et un camion Boum

1969 :  Achat avec Jacques Letendre un magasin à la Présentation, la transaction s’est réglée en 2 heures.  Le magasin était au sous-sol de la maison de l’ancien propriétaire.  Après la messe du dimanche, les clients venaient acheter et payer leurs comptes.

1971 : le 4ième rang change de nom pour celui du Boulevard Lemire.  Il est exproprié pour permettre de l’élargir. Le premier besoin en construction, c’est l’achat du bois, si les clients sont satisfaits pourquoi ne pas leur offrir la possibilité d’acheter leur ferronnerie, leur recouvrement de plancher et tout ce qui a trait à la décoration. C’est dans cette optique qu’il construit un magasin de 15 000; une grande surface pour l’époque. Entre-temps, il joint le groupe d’achat Union-Six qui deviendra par la suite BMR.

1973 : Construction d’un magasin de 7 000 pi.ca dans le village de La Présentation.  Fini les clients après la messe.  6 ans plus tard, Jacques Letendre décide de prendre sa retraite.

1979 : Agrandissement de 15 000 à 25 000 pieds à Drummondville.  C’était une attraction.  De partout, les autres marchands venaient le visiter.

1984 :  Finie la lutte avec Val Royal. Après avoir subi des pertes, ils ferment leur porte à Drummondville et St-Hyacinthe. Ils mettent les deux magasins en vente.  M. Laferté achète par personne interposée celui de Drummondville avec 2 autres compétiteurs :  la Famille Dionne et Brouillette.  On construit le Carrefour St-Jean ou est situé le CLSC.  Ils n’ont pas apprécié que je sois l’un des acheteurs.  Depuis les Familles Dionne et Brouillette ont vendu leur commerce et leur intérêt dans le Carrefour St-Jean. Noël 1984 : Claude Léger m’avise que sa décision est prise et que notre belle association va se terminer le prochain Noël 1985.

1986 : En 1964, M. Laferté avait essayé d’être membre du groupe I.L.D.C. sans succès.  En 1986, c’est eux qui le sollicitent.  Ironie du sort, il remplace Val Royal qu’ils avaient renvoyé.  C’était un groupe sélect limité à 25 membres et un chiffre d’affaires de 4 milliards avec seulement 5 employés et aucun entrepôt. Il avait maintenant le meilleur prix sur le marché.  Le début d’un nouveau bond.

1988 : Construction d’une usine de Truss

1990 : Achat d’un magasin à St-Hyacinthe celui-ci avait enregistré des pertes d’un million.  Il portait la bannière Rona.  Il était administré par un marchand  qui possédait 25 autres centres de rénovation en France.  Un an plus tard, il était rentable. C’est une bâtisse d’une superficie de 10,000 pi.ca. et un personnel de vingt-cinq personnes.

1997 : On agrandit la succursale de Drummondville à 50 000 pi.ca. Depuis 1988, Louis-Jacques (fils) et M. Laferté travaillent ensemble.  Puisqu’il est sérieux et qu’il a tous les atouts pour réussir.  M. Laferté vend à son fils la compagnie.

1999 : Achat d’un 4ième magasin à Acton Vale. Ce magasin de 13,000 pi.ca. emploie vingt-cinq personnes.

2000 : On construit un nouveau magasin pour St-Hyacinthe qui est spécialement construit selon leurs besoins, pratiquement en face de l’ancien magasin. Ce magasin compte une superficie de 30,000 pi.ca et emploie plus de quatre-vingt-cinq personnes.

2001 : Association avec M. Stéphane Tourigny pour former Structure Laferté.

2005 : Laferté, conjointement avec Structure Laferté, acquirent les actions du Groupe TPF, un fabricant de fermes de toit et de poutrelles ajourées, afin d’accroître leur production dans ce secteur très en demande. Cette bonne nouvelle assurera la continuité des opérations du Groupe TPF, tout en maintenant des emplois dans la municipalité d’Ayer’s Cliff.

2006 : Agrandissement du département de couvre-plancher de 3000 pi.ca à la succursale de St-Hyacinthe

2008 : Structure Laferté déménage et rapatrie toute la production sous un même toit, facilitant ainsi le fonctionnement de l’entreprise.  En passant de 35 000 à 50 000 pieds carrés, ils auront maintenant la capacité d’accroître leur production.

2010 : Agrandissement de 20 000 pi.ca à la succursale de Drummondville

2011 : Agrandissement de 8 000 pi.ca à la succursale de St-Hyacinthe
 

Laferté aujourd’hui

Le magasin de Drummondville compte plus de 500,000 pi.ca. au total dont 50,000 pi.ca de magasin, 50,000 pi.ca. d’entrepôt et plus de 400,000 pi.ca. de cour à bois. On y vend maintenant plus de 35,000 produits de matériaux de construction, plomberie, électricité, peinture, couvre-planchers, décoration, poêles et foyers, produits saisonniers et de quincaillerie diverses. Près de cent personnes y travaillent.

Laferté est membre du Groupe I.L.D.C. (Independent Lumber Dealers Cooperative) le plus important groupement d’achat au Canada. Le Groupe I.L.D.C. se compare avantageusement aux autres groupements ou regroupements de bannières en ayant des coûts d’opérations beaucoup moins élevés et un pouvoir d’achat supérieur à ses concurrents. Chaque année, ce groupe effectue des achats de plus de 2 milliards. C’est pour toutes ces raisons que Laferté peut offrir des prix aussi compétitifs que ses concurrents, même parmi les plus grandes bannières reconnues.

Au total de ses opérations, Laferté offre de l’emploi à près de 350 personnes réparties parmi 4 magasins et 2 usines de fabrication de fermes de toits, poutrelles, murs et planchers préfabriqués. Laferté possède également une flotte de 25 camions de livraison.

Monsieur Jacques Laferté a été très actif au sein de l’entreprise et a su innover pour avoir le succès escompté. C’est maintenant au tour de Louis-Jacques Laferté, son fils, de diriger les destinées de l’entreprise familiale.

L’avenir est envisagé avec optimisme par la direction de Laferté. L’entreprise est en croissance et compte être à l’affût de nouvelles opportunités afin de demeurer le leader dans les régions ou elle exploite ses magasins.